Rituel par Mo Hayder / Presses de la Cité

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Le sergent Flea Marley, plongeuse à la police de Bristol, récupère une main coupée dans le port de la ville. Après vérifications, il s’avère que la main a été sciée sur un individu vivant. Jack Caffery, de la brigade criminelle, débarque de Londres et se voit confier l’affaire. Jusque là, nous sommes en paysage connu. Mais bien vite le livre part en vrille.

Caffery est venu jusqu’ici pour interviewer, en réalité, un assassin libéré. La psychanalyse pointe le nez. Les parents de Marley sont bien morts mais Flea pressent que leur disparition n’est pas si simple. Kaiser Nduka, le vieux pote à son père, détient des secret enfouis sur l’afrique. Un démon noir et nain tourne autour de l’affaire et, enfin, le meilleur copain de Flea n’est pas celui qu’on croyait. Ajoutez à tout cela les croyances africaines qui font peur à la nuit tombée et vous possédez le catalogue des choses à ne pas faire quand on écrit un roman.

Mo se tire toute seule une balle dans le pied en gâchant une narration qui se présentait plutôt bien. On a le sentiment qu’elle ne pourra plus jamais raconter une histoire simple et forte. Le public en veut plus. Du bien lourd qui fait peur et elle lui en donne plus. Le grand guignol n’est pas très loin.