Dark Matter par Randy Newman / Warner.

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Pour son récent album, le gars Randy a convoqué le ban et l’arrière-ban de la fine fleur des musiciens de studio de L.A. J’ai compté 18 violons, 4 trompettistes, trois trombonistes et j’en passe. S’ils sont syndiqués, je n’ose penser au coût de l’enregistrement. Côté musique, Randy ne perd pas la main : piano de bastringue, violons diaphanes, voix nasillarde tellement émotive, évocations de musiques de films. Tous les morceaux sont signés par Newman et les paroles également. Trois titres m’ont marqué : It’s a jungle out there, la musique de la série Monk. Oui, le monde est une jungle et Randy pousse de petites vacheries écolos dans les virages. Puttin qui, comme son titre l’indique, est consacré au maître de la Russie. Il est sur son tracteur, le judoka, les femmes se pâment alentour quand il tombe la chemise et on devine le dragueur en pilotage automatique. Enfin, On the beach, où l’on rencontre tout le monde et particulièrement Willie, qui fut diplômé, et qui doit se méfier des saloperies qui gâchent le beau Pacifique.
Ce bel album continue d’alimenter une carrière qui prit son envol avec Sail Away et Lonely at the top. C’est pas d’hier.