Breakout par Richard Stark / Rivages

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Parker se fait poisser à la sortie d’un braquage de dépot pharmaceutique. Il se retrouve à la prison de Stoneveldt et envisage rapidement une évasion en compagnie d’un Black, Williams, et d’un caïd du cru, Marcantoni.

Après l’évasion, Marcantoni branche Parker et Williams sur le ratissage d’un grossiste en pierres précieuses du bled proche de la prison. Mais ce qui paraissait simple sur le papier se révèle en fait un coup pourri.

Ce roman accumule les invraisemblances. Il est impensable que Parker accepte de braquer un joaillier après son évasion et ceci dans le patelin du coin. Il est obsolète de nous faire croire que Williams, à priori seul prisonnier de couleur, soit terrorisé à l’idée de faire équipe avec des Blancs en 2008. On a l’impression que la voix intérieure de Williams nous parvient en direct des années cinquante. Moi pauv’ noir, eux méchants blancs.

Ennui, maintenant. Marcantoni et ses compagnons se trouvent bloqués dans un souterrain qui s’effondre puis les survivants sont bloqués à leur tour dans un bâtiment sous l’observation d’un gardien. On doit supporter ces deux inactions interminables en se faisant la réflexion que l’auteur n’a aucune idée vraiment originale à nous proposer. Pour finir, Parker sauve son cul avec l’aide d’un routier ancien taulard. On croit rêver.

Le temps aidant, et assez curieusement, Westlake-Stark (photo) se sort beaucoup mieux de sa production Dortmunder. Son humour est toujours là. Mais côté Parker, on est en bout de course. Qui plus est, notre héros hésite à tuer. Si en plus, on tombe dans la sensiblerie, c’est la fin des haricots.