Publié 6 janvier 2009 dans la rubrique Interviews
Jean Claude speak à lui-même dans son brain (pcc MV). - La France, la France. Tu vois, je parle plus à mes muscles, je parle au cosmos. C’est du meilleur, le cosmos, quand il me regarde moi. Et Dieu. Là, il est aware. Le cosmos, c’est la very great dream, c’est pas la France. En Belgique, tu enlèves le ciel, l’air du ciel, il tombe de la bière, je suis aware de ça. En France, tu fais pareil, il tombe des grenouilles. Cent grenouilles, ça te (…)
Publié 5 janvier 2009 dans la rubrique Famille
Le Parc Pommery
A la fin des années cinquante mon père changea de job et de ville. Nous laissâmes donc Versailles pour Reims, juste après la coupe du monde de 58. A peine débarqué dans la capitale du Champagne, je m’inscrivis à l’école de foot du Stade de Reims qui comptait à l’époque 600 élèves.
Les entraînements avaient lieu chaque jeudi après- midi au Parc Pommery qui recèle de (…)
Publié 5 janvier 2009 dans la rubrique Famille
Parfois je terminais mes journées, carton à dessin en mains, à La joie de Lire, chez Maspéro. J’y retrouvais des amis qui, comme moi, venaient acquérir du Marcuse, du Baudrillard, Le journal de Bolivie du Che. Puis nous passions à la pizza Pino voisine pour avaler une Quatre Saisons. Et l’un de nous posait invariablement la question culte :
– On va voir une toile ?
– D’accord, un film (…)
Publié 31 décembre 2008 dans la rubrique On peut en causer
Valeria Parrella fait partie de ces écrivains dont l’écriture vous prend de suite aux tripes et ne vous quitte plus. Ce style sec et adepte du comportementalisme ne délaie rien. La nouvelle va bien à l’italienne et ce qu’elle donne à lire est situé invariablement à Naples. Le lieu de la drogue, du chômage et de la démerde. Ses héroïnes se font du cinéma. Rèvent beaucoup ou bien tirent des (…)
Publié 31 décembre 2008 dans la rubrique On peut en causer
Une jeune fille est tuée et violée à Eastvale, dans le Labyrinthe, un passage paumé. Une tétraplégique est égorgée comme un porc sur sa chaise roulante et face à la mer. Dans un cas, c’est Banks qui mène l’enquète et dans l’autre, Annie Cabot. Evidemment, il faudra replonger dans le passé et dans une série de meurtres pour comprendre ce qui se passe. Il faudra même s’engouffrer dans une autre (…)
Publié 27 décembre 2008 dans la rubrique On peut en causer
1. La main droite du diable par Ken Bruen, Gallimard.
De la gueule, du background et pas d’histoire.
2. Casco Bay par W.G Tapply.
Digressions ridicules, écriture infantile, niaiseries sentimentales.
3. No country for old men par Joel et Ethan Coen.
Un deal de came qui tourne mal ne peut passer pour une réflexion philosophique.
4. Lee Miller, Jeu de Paume.
Les modèles ne (…)
Publié 27 décembre 2008 dans la rubrique On peut en causer
1. Hunger par Steve Mc Queen.
En nous parlant de Bobby Sands et de l’IRA, Mc Queen nous entretient de la condition humaine. Dur, émouvant, sans concessions. Tout ce qu’on aime.
2. Brandebourg par Henry Porter, Calmann-Levy.
Un espion, victime d’un chantage de la stasi, joue triple jeu pour sauver son frère. Avec en prime la chute du mur. Magistral.
3. Comme dieu le veut par Niccolo (…)
Publié 16 décembre 2008 dans la rubrique On peut en causer
Pietro, la cinquantaine, est en vacances et, pendant qu’il sauve une jeune femme de la noyade, perd son épouse, terrassée par un infarctus, probablement. Il rentre en ville avec sa fille, Claudia 10 ans, et retourne à son travail. Son entreprise, dont il est l’un des acteurs principaux, est sur le point de fusionner. Déboussolé, il décide de se retancher sur l’existence de sa fille et la (…)
Publié 16 décembre 2008 dans la rubrique On peut en causer
L’Australienne Anna Funder, passionnée depuis toujours par l’Allemagne, a voulu comprendre comment le régime totalitaire de la RDA fonctionnait et avait pu perdurer jusqu’à la destruction du Mur. Elle décide donc de rencontrer des victimes du régime qui lui sont indiquées au cours de rencontres. Des histoires incroyables naissent sous ses yeux. Une femme dont le mari a été manifestement tué (…)
Publié 16 décembre 2008 dans la rubrique On peut en causer
L’harmoniciste français Jean Jacques Milteau, propagateur des musiques américaines tous genres confondus, sort un album, Soul Conversation. Le blues est à l’honneur mais également le rock, le folk, le gospel. Milteau s’est entouré de son vieux copain, l’excellent guitariste Manu Galvin. Deux vocalistes font leur apparition : Mike Robinson et Ron Smyth qui cosignent plusieurs morceaux. Trois (…)